Quand La Tiramisserie fait sensation dans « Qui veut être mon associé ? »

Une idée née dans une petite cuisine étudiante, un dessert culte revisité façon luxe, un passage télé qui fait exploser la demande… L’histoire de La Tiramisserie ressemble presque à un scénario de film. Pourtant, tout est bien réel. Et si ce parcours pouvait aussi vous inspirer, que vous soyez gourmand, curieux… ou futur entrepreneur ?

De la cuisine confinée à une marque tendance

Tout commence pendant la crise du Covid-19. Confinée à Grenoble, en école de commerce, Tracy Sadoun passe son temps entre les cours en visio et… sa cuisine. Elle y prépare son dessert de cœur : le tiramisu. Ce dessert un peu régressif, que l’on sort à chaque grande occasion en famille.

Autour d’elle, les réactions sont toujours les mêmes. On lui répète que son tiramisu est tellement bon qu’elle pourrait le vendre. Un jour, elle décide de prendre cette remarque au sérieux. Elle se rend compte qu’aucune enseigne ne propose vraiment une expérience tiramisu chic, moderne, presque comme un bar à pâtisseries haut de gamme. Il y a là une place à prendre.

Elle teste alors son idée de manière simple. Elle vend ses tiramisus via des plateformes de livraison. Les commandes s’enchaînent très vite. Le marché répond. La preuve qu’un dessert classique peut devenir un concept à part entière, si l’on travaille l’univers, le packaging et l’expérience.

Six mois en cuisine, puis le grand saut

Pendant six mois, Tracy travaille depuis sa propre cuisine. Elle ajuste les recettes, teste des parfums, surveille les coûts. Elle apprend en accéléré ce que veut vraiment le client. Le goût, bien sûr. Mais aussi le format, la texture, le visuel, la possibilité de partager.

Vient ensuite la première étape structurante : l’ouverture d’une dark kitchen. Pas de boutique physique, uniquement de la préparation pour la livraison. Cela lui permet de produire plus, d’optimiser l’organisation, sans assumer encore les coûts d’une boutique avec pignon sur rue.

Cette phase de test grandeur nature est un succès. En juin 2024, La Tiramisserie ouvre enfin sa première boutique à Paris. À la carte, une dizaine de parfums de tiramisu, des parts individuelles mais aussi des formats à partager. En six mois, le chiffre d’affaires atteint environ 800 000 euros, avec une marge moyenne proche de 70 %. Pour une jeune marque, ce sont des chiffres qui impressionnent.

Une bataille d’investisseurs dans « Qui veut être mon associé ? »

Avec de tels résultats, La Tiramisserie attire rapidement l’attention de l’émission « Qui veut être mon associé ? ». Sur le plateau, l’objectif de Tracy est clair. Elle vient chercher 180 000 euros en échange de 10 % de son entreprise. Elle veut accélérer, ouvrir d’autres points de vente, structurer son développement.

Mais ce qui se passe devant les caméras dépasse ses attentes. Les membres du jury sont séduits par l’histoire, les chiffres et surtout le potentiel du concept. Les offres montent, chacun veut faire partie de l’aventure. Kelly Massol propose 230 000 euros. Jonathan Anguelov s’aligne sur ce montant. Puis Eric Larchevêque va plus loin avec 300 000 euros pour 15 % des parts.

Finalement, Tracy choisit de s’associer avec Jonathan Anguelov. Elle ne pense pas seulement au montant du chèque. Elle vise l’expertise dont elle a besoin pour la suite : l’immobilier, l’ouverture de boutiques dans les bons emplacements, la gestion d’un réseau.

Objectif : essaimer partout en France… et au-delà

Car le projet de La Tiramisserie ne se résume pas à une seule boutique parisienne. La fondatrice voit grand. Une deuxième boutique a déjà ouvert à Paris en juin. L’ambition maintenant est de créer une dizaine de points de vente en France, en propre, avant de se lancer dans un réseau de franchises.

Le timing est crucial. D’autres bars à tiramisu commencent à apparaître. La concurrence se réveille. Pour Tracy, il ne faut pas traîner. Il s’agit de poser des bases solides et d’installer sa marque comme référence, avant que le marché ne se fragmente.

Aujourd’hui, La Tiramisserie emploie déjà six salariés et réalise environ 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires. Le passage dans « Qui veut être mon associé ? » devrait servir de véritable tremplin. Pour anticiper le rush, Tracy recrute un pâtissier supplémentaire, un vendeur, et commande de grandes quantités de packagings. Elle se prépare à un avant/après émission.

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Ce que La Tiramisserie peut vous apprendre sur l’entrepreneuriat

Derrière l’histoire gourmande, il y a aussi une vraie leçon de création d’entreprise. Tout part d’un geste simple. Un dessert fait à la maison, comme des milliers de personnes en préparent. La différence, c’est la façon dont Tracy a pris au sérieux les retours autour d’elle, puis testé son idée rapidement.

Vous pouvez retenir plusieurs éléments forts de ce parcours. D’abord, partir d’un produit familier, mais le travailler comme une expérience. Ensuite, valider la demande avec des tests concrets, par exemple via la livraison. Enfin, structurer progressivement : cuisine perso, dark kitchen, boutique, puis réseau.

Et surtout, ne pas hésiter à chercher des partenaires qui apportent plus que de l’argent. Dans son choix d’investisseur, Tracy ne s’arrête pas à la somme. Elle pense à la stratégie long terme, aux locaux, au maillage du territoire. Une vraie vision d’entrepreneur.

Envie de recréer l’esprit tiramisu à la maison ?

Si vous avez envie de vous plonger dans l’univers de La Tiramisserie, vous pouvez déjà commencer dans votre propre cuisine. Avec une base simple, puis des parfums plus créatifs. Voici une recette de tiramisu classique, facile à adapter.

Ingrédients pour 6 personnes

  • 250 g de mascarpone
  • 3 œufs frais
  • 80 g de sucre en poudre
  • 200 g de biscuits à la cuillère
  • 250 ml de café fort, refroidi
  • 2 à 3 c. à soupe de cacao en poudre non sucré
  • 1 c. à café d’extrait de vanille (facultatif)

Préparation

  • Séparer les blancs des jaunes d’œufs.
  • Dans un saladier, fouetter les jaunes avec le sucre et la vanille jusqu’à obtenir un mélange clair.
  • Ajouter le mascarpone et mélanger jusqu’à une crème bien lisse.
  • Monter les blancs en neige bien ferme, puis les incorporer délicatement à la crème au mascarpone, en soulevant la masse.
  • Verser le café froid dans une assiette creuse. Y tremper rapidement chaque biscuit, un aller-retour, sans les détremper.
  • Placer une première couche de biscuits imbibés au fond d’un plat.
  • Recouvrir d’une couche de crème. Refaire une couche de biscuits, puis une couche de crème.
  • Lisser le dessus, couvrir et placer au réfrigérateur au moins 4 heures, idéalement une nuit.
  • Juste avant de servir, saupoudrer généreusement de cacao en poudre.

À partir de cette base, vous pouvez imaginer vos propres versions, un peu comme La Tiramisserie. Ajouter des morceaux de fruits rouges, du praliné, du citron, des biscuits différents. L’essentiel reste le même : une texture douce, un parfum marqué et ce petit côté réconfortant auquel on revient toujours.

Et demain, où trouverez-vous La Tiramisserie ?

Si vous habitez Paris, vous avez peut-être déjà croisé l’enseigne. Si vous êtes ailleurs en France, il y a de fortes chances que La Tiramisserie arrive un jour près de chez vous. L’entreprise avance vite, mais avec une idée fixe : garder la qualité d’un dessert fait avec soin, même en changeant d’échelle.

En attendant, cette success story montre qu’un dessert de famille peut se transformer en véritable concept de marque. Avec du travail, une vision claire et une pointe d’audace. Et peut-être que, dans votre propre cuisine, une future belle histoire est déjà en train de naître.

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Auteur/autrice

  • Quand La Tiramisserie fait sensation dans « Qui veut être mon associé ? »

    Marie Navarre est passionnée de gastronomie, de voyages et d’art de vivre. Spécialiste du contenu web, elle allie expertise SEO et amour du goût pour valoriser la culture culinaire en ligne. Elle partage conseils, inspirations et actualités pour les épicuriens curieux désireux d’explorer de nouvelles saveurs et tendances. Forte de plusieurs années dans l’édition digitale, Marie propose un regard affûté sur l’univers gastronomique, tout en explorant les liens subtils entre maison, voyage et gastronomie. Elle met son expertise au service d’Orchestre Interval avec enthousiasme et créativité.

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